Concentration de tandems au Pontet

Samedi 8 et dimanche 9 mai

La Météo du  début de semestre 2010 n'a pas été favorable aux cyclos de toutes sortes, un printemps qui a du mal à se débarasser de l'hiver qui ne veut pas laisser sa place, ce week end n'a pas dérogé aux précédents , nuages, pluie , froid sont au programme, mais il en faut plus pour décourager les tandemistes venus au rendez vous du Pontet à l'appel de Franck, Mariane, et Faustine

 
 Franc Bailly un phénomène du pur cyclotouriste sur deux ou trois roues, invitez le à vous raconter ses péripéties  cyclotouristes et vous partez  pour de longues heures entre émerveillement et fou rire  si je devais le décrire simplement, C'est "Polo la science" le Jean Paul Olivier du vélo avec en plus de l'historique des évènements cyclistes il a  la connaisance  de toute l'évolution du vélo, je ne pousserais  pas à dire depuis Léonard de Vinci,  mais il en connait un "Rayon". Il est capable de vous dire qui a gagné le tour 1928, mais aussi il est capable de vous décrire son vélo, tout cela avec quand même,  un petit chauvinisme pour les Italiens en particulier pour Fosto Copi son idole jusqu'a donner le prénom à sa fille de Faustine.
   
 Voila notre Faustine, qui est devenue depuis notre mascote, malgré son jeune âge, elle a déjà parcouru nombre de kilomètres dans sa remorque accrochée soit derrière le tandem ou le vélo, en plus de sillonner le Comtat Vénaissin Elle connait les Cévennes et bien sur l'Italie mais aussi les régions du sud où se déroulent les diverses concentrations de tandems, elle participera cette année à sa première semaine fédérale, celle de Verdun  
   
 
 L'accueil de ce week end se fit dans les locaux du club USP le Pontet dont font partie nos organisateurs ainsi que nos deux accompagnateurs Brigitte et Robert Lasimone.....
   
 ...après la présentation des nouveaux qui ont rejoint le groupe, c'est autour de la table  que  débutera notre séjour, en attendant les autres participants qui arriveront à 13h30, si chacun sort son pique nique du sac, en complément, Mariane et Franc nous ont préparé leurs spécialités,  
   
 
 Après une bonne restauration, Il faudra du courage au groupe pour se lancer sur le parcours de cet après midi, personne ne fera faux bond, Faustine nous montre l'exemple!!
   
 Mariane et Franc vont nous faire découvrir au travers des dédales que font les Sorgues tout le charme que  recelent tous les  chemins que seul les cyclotouristes locaux connaissent  
   
 

 Le réseau des Sorgues, l’exurgence  et le cirque de Fontaine de Vaucluse, ainsi que les zones humides attachées aux Sorgues, ont été retenus comme site du réseau européen Natura 2000 du fait de la présence de milieux naturels et d’espèces rares à l’échelle européenne.
   
 La Sorgue est un cours d'eau situé dans la partie sud-ouest du département de Vaucluse. Elle prend sa source à la Fontaine de Vaucluse, franchit la «vallée close» pour rejoindre L’Isle-sur-la-Sorgue, puis s’écoule dans la plaine des Sorgues (secteur situé entre Avignon, Bédarrides et L’Isle-sur-la-Sorgue).  
   
 
 

Si la Sorgue s’arrêtait à l’Isle-sur-la-Sorgue, avant le Partage des Eaux, on ne parlerait que de LA Sorgue et son fonctionnement serait alors très proche de celui des autres rivières. Mais, en Provence, une ressource aussi abondante que celle de la Fontaine-de-Vaucluse n’a cessé de «donner des idées» aux multiples générations qui ont occupé l’espace de la plaine des Sorgues depuis la période gallo-romaine. La Sorgue a ainsi été aménagée au fil des siècles (voir les grandes étapes historiques) de façon à répartir la ressource de façon optimale sur l’ensemble du territoire. Les hommes ont «forcé» l’eau à circuler dans des endroits  où elle ne serait jamais allée naturellement grâce à une succession d’ouvrages hydrauliques (seuils, déversoirs, vannages) qui jalonnent le cours d’eau. La présence de tous ces ouvrages a permi de transformer la rivière en un vaste réseau de cours d’eau de plus de 500 kilomètres :

   
 Toute l'après midi nous avons du jouer de l'imperméable, entre éclairci et orage et soupçon de rayons de soleil.  
   
 
 Si on n'a pas de Pétrole on a des idées, phrase souvent répétée dans le passé, nos cyclotines nous l'ont démontré, pour la couverture du casque en cas de pluie ,rien de plus simple que de prendre une charlotte pour la douche et la placer sur le casque cela leur va comme un gant. Pas si bête l'idée!!
   
 Depuis deux ans on nous prône à grand coup de média qu'il faut se préocuper de l'avenir de notre planète en développant les énergies renouvelables, tous y vont de leur science, mais il n'ont rien inventé, ils ne font que reprendre l'existant, ils ne font que reprendre ce que nos anciens avaient développé, se servir du soleil et de l'eau, les deux energies oubliées depuis la conquête du charbon et du pétrole.  
   
 
 Nombre d'usines se servaient de la force de l'eau pour faire tourner les machines, comme cette ancienne bâtisse en cour de restauration qui abrite le musée de l' horlogerie C’est en bordure de rivière, dans une ancienne manufacture restaurée, que ce petit musée de l’horlogerie mécanique, couplé à un atelier de restauration d’horlogerie ancienne, vient de naître...
   
 Un atelier d’horlogerie du 19ème siècle, animé
par un automate, y est reconstitué. Une bibliothèque d’ouvrages spécialisés aussi bien techniques qu’historiques est mise à disposition des amateurs éclairés. Un parcours allant de la montre Louis XVI aux productions mécaniques modernes, une promenade dans le temps qui a pour objectif d’essayer de sauver le
métier d’horloger, aujourd’hui pratiquement disparu, et créer peut être des vocations !
 
   
 
 Ainsi, la Sorgue est devenue les Sorgues, réseau hydrographique maillé comprenant une trentaine de bras aux noms différents : Sorgue de l’Isle, Sorgue de Velleron, Sorgue de Monclar, Sorgue de la Faible … Tous ces cours d’eau, à l’exception du Canal de Vaucluse , se rejoignent dans la partie aval de la plaine pour se rejeter dans l’Ouvèze à Bédarrides.
   
 Quelque fois pour traverser les multitudes bras de rivières, il faut empunter des passerelles qui ont suscite des moments de franches rigolades.  
   
 
 La plaine du Comptat  Venaissain recele aussi de beaux villages qui ont gardé leur caractère d'antan comme ici  ce lavoir...
   
 Inauguré en 1857 par l'Impératrice Eugénie et son fondateur, Louis Giraud, après plus de 4 siècles d'études, de tergiversations politiques diverses (il avait même été envisagé qu'il soit navigable, mais le Comtat Pontifical s'y est opposé pour des raisons de sécurité !), et de travaux herculéens, le Canal de Carpentras a fait du Comtat Venaissin ce havre de fraîcheur et de verdure que nous découvrons.  
   
 
 Accompagné par Brigitte et Robert, qui servent de "serre fille" pour ne pas nous perdre dans les méandres de chemins que la carte Michelin n'indique pas.
   
 Les différents cours d'eau façonnant ce pays aride et hostile en plaine fertile, véritable jardin potager, maraîcher et verger de la France : irrigation indispensable à l'essor d'une agriculture moderne, diversifiée et de qualité, bien sûr, mais aussi fourniture d'eau brute pour potabilisation, soutien aux étiages des cours d'eau en période de sécheresse mais également collecteur des excès du pluvial ou soutien dans la lutte contre les incendies, réapprovisionnement des nappes phréatiques, alimentation des étangs de pêche et de loisirs, lieu de fixation d'une faune et d'une flore biodiversifiée, ou encore, plus simplement, sentier de promenades au fil de l'eau ...  
   
 
 Adepte depuis peu de la balade en  tandem, les éléménts n'étaient pas favorables pour jouir de ce plaisir, mais quand on aime on ne compte pas!!, ils ont pu se faire une idée de la convivialité que procure le principe de ses concentrations qui restent à l' échelle de la camaraderie.
   
 Nous voici proche de la fin de notre premier périple, une bonne douche chaude pour se réchauffer et pour se retouver autour d'une bonne table que nous a réservé Mariane Faustine et Franck.  

   
 
 C'est au restaurant de la Gravière que nous nous sommes tous retrouvés pour le traditionnel repas de cohésion, toujours dans la bonne humeur, sympatie et camaraderie, ses repas permettent aux nouveaux qui rejoingnent le groupe de faire connaissance et de tisser des liens, c'est ça aussi l'esprit cyclotouriste.
   
 DIMANCHE