Point Café à Calvisson

Visite du village Sommières et de villevieille

Dimanche 11 Janvier

Le cyclotouriste est comme la nature il hiberne en attendant les beaux jours,  mais se languissant de revoir les amis(es) à la concentration de printemps au Roc de Gachone, les points cafés permettent  de se retrouver pendant l'hiver, c'est ainsi chaque année.  Pour 2009 nous avons choisi de nous rendre à Calvisson où Marcel et son club nous avaient préparé une bonne collation. En  cette matinée de janvier il fallait s'attendre à voir que les plus téméraires,  le départ par des températures négatives en a décourager plus d'un.  nous allons profiter de cette journée pour découvrir la voie verte du Vaunage, visiter Sommières et Villevieille

 

 
 C'est par une température en dessous de 0 que nos cyclotines et cyclos ont instalé leur camp de base au village de Saint Mamer du Gard afin de disposer du temps maximun pour les visites et l'accueil du club Calivssonnais
   

 Un bonne dizaine de kilomètres pour se réchauffer dans les faux plats qui nous ont amené à la cîme de la côte de Clarensac, les nouveaux ont pu admirer de ce promontoir la plaine du vaunage qui par temps clair nous fait découvrir  la méditérranée, une descente prudente et direction de Caveirac

 
   
 
 En 1648, un ancien château féodal (propriété de la famille Montolieu) est acheté par Jacques BOISSON, riche drapier de Nîmes. Il entreprend la première partie de la construction. Il s'offre les services d'un architecte exceptionnel, Jean Tallard (qui restaura la cathédrale de Nîmes en 1639). Boisson se ruine .En 1697, le château est vendu à Pierre SARTRE(secrètaire du roi Louis XIV et receveur général des gabelles en Languedoc). Ce dernier prend pour constructeur un des meilleurs de Nîmes, en la personne de Jacques Cubizol.Il travaille sous les ordres d'un architecte parisien, Augustin-Charles D'Aviler. Celui-ci est dessinateur à Versailles, ce qui aurait pu l'inspirer pour construire une imitation d'un château royal à Caveirac.
Sartre fait lui aussi faillite et en 1713,il vend ses biens à Raymond de NOVY qui est receveur des tailles de la ville de Nîmes. Sa lignée gardera le château jusqu'après la Révolution.

source : Wikipedia
   
   Caveirac c'est aussi le départ de la voie verte du Vaunage jusqu'à Sommières c'est pour nous une première, elle va faire partie de notre parcours.
   
 Cette voie verte longue de 18,5 km reprend l'ancienne voie ferrée Nîmes le Vigan dont le maitre d'oeuvre est le conseil général du Gard  
   
 
 Nous profitons  de cette période hivernale où elle est moins féquentée, car ce style de voie en période plus clémente est un atout  touristique pour les communes qui la longent et attire un grand nombre d'utilisateur.
   

 Le département est en retard dans le domaine du déplacement doux, depuis quelques années il essait de rattraper son retard, les inondations de 2002  ont ralenti ses investissements, notre seul regret  c'est que ses investissements sont en majeure parti oubiés au  nord du département pour nous Cévenols, en espérant que la nouvelle association Partageons la route en Cévennes puissent inverser la tendance.

 

 
   
 
  Le club calvissonnais accueillait  tous les courageux dans la salle communale. 
   
 Marcel Bosc le vénérable du club toujours en forme, en grande discution avec Roland Vaurette de Cyclo Evasion Saint Hilaire.
   
 
 Une bonne collation, Café chaud et  spécialté calvissonnaise, le gâteau à la fleur d'oranger, une salle qui ne désemplissait pas, l'accueil était chaleureux et convivial, mais il nous fallait quitter les amis(es) et pousuivre notre chemin, Rendez vous pris au printemps au roc de Gachonne.
   
 Tout le groupe bien réchauffé repart en direction de sommières en appréciant le bonheur de faire du vélo sans voiture.  
   
   La voie n'est pas ouverte exclusivement aux vélos,  un grand nombre de Rollers,  Joogers et promeneurs empruntent  cette voie, tout  ce petit monde se côtoit et se respecte mutuellement .
   
 Ayant déjà roulé sur d'autres voies dans d'autres régions, celle ci pêche par sa jeunesse, le manque d'infomations sur les sites  à visiter dans les villages n'incite pas  de si arrêter, le manque de services, café, restaurants, des infrastructures non exploitées comme d'anciennes gares ou bâtiment  de la SNCF qui demanderaient un peu de restauration pour le plaisir des yeux, car dans la première partie Caveirac Calvison c'est  le désert,  le seul attrait les trois moulins du Roc de Gachonne la seconde partie jusqu' à sommières est plus agréable dans les chênes verts certainement  plus prisée par les touristes en été.   
   
   Fin de la première partie de la matinée en gare de Sommières qui s'est reconvertie en restaurant et termine la voie verte, elle devrait continuer dans l'avenir que l'on espère proche jusqu'au Vigan.
   
 Nous conjugons toujours dans nos sorties le tourisme et  le vélo,  notre visite d'aujourd'hui est la ville de Sommières bien connue pour ses "vidourlades",son horloge et sa terre, son coeur est riche en patrimoine, il est vrai qu'à une époque pas si lointaine le fait de vouloir  la traverser était une galère, mais depuis la mise en service de la déviation c'est un plaisir de faire sa découverte.  
   
 
 Située à la périphérie ouest de la Vaunage, région très viticole, à vingt-sept kilomètres de Nîmes et à vingt-huit  de Montpellier cette petite ville très pittoresque est connue pour son centre médiéval construit en "damier" le long du fleuve le Vidourle, dont les étroites rues sont enjambées de multiples arcades et porches, pour son château, aujourd'hui en ruine, dont la haute tour accessible aux visiteurs, domine la cité et pour son célèbre pont romain si souvent malmené lors des redoutables vidourlades.
   
 
La place du marché est très pittoresque. Les arcades de formes et de dimensions différentes permettent une surélévation des maisons en cas de crue.
Des escaliers construites dans les piliers relient les maisons à la place du Marché. Les foires et marchés de Sommières trouvent leurs origines au XIIIe siècle.

 

 
   
 
Dans toute cette partie de la vieille ville les rues sont construites en damier pour faciliter l'écoulement des eaux après la crue vers la place du Marché. Les appartements ne sont jamais situés au rez de chaussée
   
 Le pont au dessus du Vidourle fut construit au Ier siècle par l'Empereur Tibère afin de relier Nîmes à Toulouse.
Il était initialement constitué de dix-sept arches pour une longueur totale de cent quatre-vingt-neuf mètres. Ces dimensions étaient suffisantes pour enjamber le lit du Vidourle et assurer la liaison entre les deux rives, malgré les nombreuses crues du capricieux fleuve.
Sommières fut érigée au Xe siècle en partie sur le pont (dont il ne reste que quelques arches), à même le lit du fleuve, ce qui explique les nombreuses inondations dont est victime la ville lors des débordements du Vidourle
 
   
   Une visite enrichissante, mais nous devons continuer notre route pour rejoindre le château de Villevielle, notre expérience nous permet de dire que château rime avec côte......
   
 ... effectivement,  notre intuition étaient la bonne, un bonne côte pour accéder au pied du château ...  
   
 
 ....que tout le monde a gravi sans trop d'effort!!!
   
 

L'origine du château remonte au XIème siècle, possession des Bermond, seigneurs de Sauve et d'Anduze. Vers 1240, Saint-Louis dépossède Pierre Bermond, petit-fils du comte de Toulouse, de tous ses biens en Bas-Languedoc. Saint-Louis, séjourne au château en 1270, avant de partir pour la huitième croisade.Pierre Scatisse, trésorier royal acquiert le château en 1365.En 1529, Bernard de Pavée achète le château qui reste depuis lors en sa descendance.Les guerres de Religion n'épargnent ni Sommières, ni Villevieille. Lors du troisième siège de Sommières, Louis XIII signe le 17 août 1622 la capitulation de la ville au château.De 1913 à 1960, le château inoccupé se dégrade. En 1960, Le comte et la comtesse de David-Beauregard entreprennent la restauration du château.

 
   
 
 Une Belle vue sur la plaine sommièroise du  nord-ouest de Quissac, les reliefs du Coutach, du Leiris et de la Moutette, plus hauts et plus secs, marquent la limite amont de l'unité de paysage et préfigurent la bordure calcaire cévenole.  
   
 Avant de quitter ce lieu superbe, la traditionnel photo pour immortaliser cette journée qui va se terminer dès notre retour à saint Mamer du Gard, mais il nous faudra avant cela monter la célèbre côte de Saint Côme avant de rejoindre notre camp de base.  
   
 
 Après la fin de notre périple, une table nous avait été réservé, non pas au restaurant  mais en bon cyclotouriste en plein air pour le pique nique,  une autre façon d'entretenir la convivialité.