Langogne- Ales

Ce n'est pas une nouveauté, il y a très longtemps les cyclos du club l'ont réalisé. Après une vingtaine d'année, nous voulions revoir si la modernisation des trains pourrait réitérer une nouvelle escapade des cyclos en pratiquant le Train-Vélo.

 
 C'est à 8h30 que nous nous sommes donnés rendez-vous à la Gare d'Ales, après avoir retiré nos billets, un dernier café et nous voila sur les quais .
   
 Un TER flamban neuf s'arrête en gare, le confort n'a plus rien à voir avec les anciennes michelines, mais....  
   
 
 ..à notre grande surprise, il n'y a que de 2 places pour les vélos, le wagon à bagage a disparu, que se serait il passé si nous étions arrivé à 10 cyclos ???, nous installons nos vélos pour apprécier le paysage durant les 1h15 de voyage.
   
 Le viaduc de Chamborigaud 

Cet ouvrage a malheureusement été préféré, par mesure d'économie, à un viaduc beaucoup plus ambitieux qui évitait de donner à la ligne le tracé catastrophique à la traversée du Luech que l'on connaît aujourd'hui (courbe de 200m de rayon qui limite sérieusement la vitesse des trains Il a été réalisé par Charles Dombre assisté de MM. Joubert et Ruelle, pour la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM) Les travaux ont débuté le 1er octobre 1865 et se sont achevés le 1er mai 1867.

 
   
 

 Une halte à villefort, à l'entrée des gorges de l'Altier, est un calme centre de villégiature des Cévennes lozériennes. Il se situe sur l'ancienne voie Regordane, au pied du mont Lozère, fief des Châteauneuf de Randon, puis des barons du Tournel. Village très touristique durant la période estivale, Villefort est dans la zone périphérique du parc national des Cévennes. Villefort est la commune de France à la plus forte pluviométrie, celle-ci dépassant 2000 mm l'an. Il fut un lieu de passage important, durement disputé au cours des guerres de religion. À la Révolution, Villefort rejoint le territoire de l'ancien Gévaudan pour fonder l'actuelle Lozère. Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

 

 

   
 Dans les années 60 (1965), la construction du barrage de Bayard apporta à la commune une prospérité nouvelle. La construction du barrage de Villefort fut cependant douloureuse : en effet, le village voisin de Bayard fut démoli avant d'être englouti par les flots de l'Altier.  

   
 
 Le terminus La gare de Langogne "station verte de vacances".
Cette bourgade à la limite de la Haute-Loire et de l'Ardèche, au centre d'une trentaine de villages au contact avec le Vivarais, l'Auvergne et les Cévennes, bénéficie d'un air vivifiant et les nombreuses rivières (royaume des pêcheurs !) irriguent l'écrin de verdure que parcourent bovins et ovins.
A Langogne de nombreux commerces jalonnent la cité et le tissu associatif est très dynamique tout au long de l'année, Langogne a plus de 1 000 ans. Née en 998 sur les bords de l’Allier, la cité aux cinq tours a grandi sous la houlette d’un monastère bénédictin. Un parcours historique et un musée "La Filature des Calquières vous font découvrir ce patrimoine.
   
 Terre d’histoire, mais également terre de loisirs, Langogne vous invite à venir découvrir le Lac de Naussac, ( où le club est venu faire un séjour )  véritable pôle touristique qui offre une large palette d'activités de découvertes et sportives (voile, canoë-kayak, nautisme, randonnées en VTT, tourisme à vélo, pédestres, équestres…).
D’accès facile par la route ou le chemin de fer, le canton est au point de jonction de trois départements : la Lozère, la Haute-Loire et l’Ardèche, et est au cœur d’une nature intacte, où le granit et le basalte donnent aux paysages une physionomie particulière.
 
   
 
 Nous quitterons Langogne par la voie régordane en direction du Luc jusqu'à la Bastide-Puylaurent en longeant l'Allier
   
 La Bastide-Puylaurent n'était à l'époque qu'une grosse bâtisse (une bastide) qui servait de halte aux pèlerins et commerçants qui suivaient la Voie Regordane reliant Saint-Gilles (Gard) au Puy-en-Velay en Haute-Loire. La Bastide dépendait alors de Puylaurent (13 km), qui ne compte plus aujourd'hui que quelques habitants alors que La Bastide-Puylaurent s'est fortement développée avec l'arrivée du chemin de fer au XIXe siècle: la jonction entre le réseau du bassin d'Alès et celui de l'Auvergne a créé une traversée Nord-Sud du Massif Central,(nous y retrouverons une partie de cette histoire dans une autre randonnée)  dont a bénéficié la petite commune, tant par l'arrivée de voyageurs que par le trafic marchandises (exportation de bois, transit de charbon). L'établissement thermal de Saint-Laurent-les-Bains et l'Abbaye Notre-Dame-des-Neiges ont beaucoup participé au développement du village.  
   
 
 Un avant goût de notre prochaine grande randonnée celle des Monts d'Ardèche, Paysages sauvages ou façonnés par l’homme, des Boutières au nord jusqu’aux Cévennes au sud, les Monts d’Ardèche offrent des visages étonnants et toujours changeants. Là, une tourbière, ici une forêt de hêtres tortueux, une rivière étincelante. De la jonquille printanière aux orchidées rares et fragiles : la diversité de la flore ne se rencontre pas forcément en milieu protégé ; elle est partout, jusque sur les murs des vieilles maisons.
   
 La station thermale de Saint-Laurent-les-Bains appartient à la fois à la montagne ardéchoise et à la Cévenne ardéchoise, et bénéficie ainsi d'un climat méditerrannéen atténué par l'influence de l'altitude.
Elle est limitrophe de la Lozère, voisin très proche de la Haute-Loire.
C'est une commune du Pays de l'Ardèche méridionale ; elle appartient aussi au territoire de l'association «Sources et Volcans d'Ardèche », et au Parc Naturel Régional des Monts d'Ardèche.
 
   
 
 La température élevée des eaux ( 53°) s’explique par la remontée rapide des eaux le long d’une faille. Elles n’ont pas le temps de se refroidir. Pour sa chaleur St Laurent est au 9ème rang parmi les 60 sources thermales de France.Les eaux chaudes de Saint Laurent les Bains émergent d’une fissure rocheuse longue de près de 2500 mètres de profondeur. L’eau chaude et minéralisée est drainée vers la surface par une grande faille ouverte (en rouge sur le document) de direction nord-sud, quasi perpendiculaire à la barrière imperméable. (C’est sur cette même faille que les filons de fluorine ont été exploités Elles sortent par deux ouvertures horizontales situées à une trentaine de mètres l’une de l’autre. - la Petite Source, située en contre-bas de 10 mètres, dite la « SAIGNE » du nom de son ancienne propriétaire. Elle a aussi porté le nom de « bain des pauvres » car elle était destinée plus particulièrement à l’usage des pauvres. - la Grande Source, au débit plus considérable, qui passe sous la route et qui est divisée depuis 1829 en trois branches - Une dite "la source du CAQUET" pour la fontaine publique et les deux autres pour les soins.
   
 Territoire de moyenne montagne, avec au nord, l’imposant massif du Tanargue et au sud, le Serre de Barre qui culmine à 900 mètres d’altitude. A l’ouest, les confins de l’Ardèche et de la Lozère sont restés longtemps inaccessibles. Les nombreux petits villages isolés sur les hauteurs, Thines et Saint-Mélany, Beaumont, Loubaresse et Laval-d’Aurelle...offrent de magnifiques points de vue sur ce territoire. Vers le sud, l’influence méridionale s’accentue peu à peu; l’olivier remplace le châtaignier, la garrigue se substitue aux landes de genêts, les granits et les schistes passent le relais au calcaire dans lequel le Chassezac creuse de profondes gorges.  
   
 
 Le point culminant de notre parcours où nous franchissons le partage des eaux, il ne nous reste plus qu'à trouver la bonne auberge!!!
   
L'auberge de Peyre à 700 mètres d'altitude nous offre encore un havre de fraîcheur,  une table d'hôte bien   garnie où nous profiterons  d'une bonne récupération avant de continuer notre parcours.
   
Une longue descente nous conduit dans la fournaise du village des Vans, la température affiche au compteur 42°....
   
La fin du parcours sera la "chasse à la canette" la fournaise nous accompagnera jusqu'à la fin de notre périple ..
   
Notre périple aura le mérite de confirmer que ce que nous pouvions faire les années passées  nous ne pouvons plus le réaliser, à moins que la SNCF développe sur les lignes touristiques les moyens pour l'accompagnement des vélos, tout n'est pas négatif, cela nous a donné des idées pour des périples plus spécifiques, certes avec des effectifs moindres, mais pourquoi ne  pas envisager de prendre le train pour réaliser des périples plus lointains .