Saint Ambroix

Samedi 28 mars

Après une première tentative avortée à quelques kilomètres du but pour cause de pluie, nous revoilà aux portes de Saint Amboix pour continuer la démarche de la section cyclo, instaurer la pratique du tourisme à vélo au sein du groupe du samedi en  découvrant les villages et lieux touristiques de notre département cette pratique  que nous avons fait découvrir à notre nouvel adhérent.

Saint-Ambroix est une ancienne capitale de la soie. Carrefour touristique et commercial des Cévennes, la ville est située proche du Parc national des Cévennes dans un site particulèrement pittoresque dominé par le rocher de Dugas comprenant l'ancien chateau , la tour de l'horloge et la chapelle de la Vierge ainsi que la fameuse tour Gisquet sur un promontoire qui lui fait face au sud. Par sa situation géographique privilégiée, Saint-Ambroix constitue le point de départ de multiples itinéraires touristiques a vélo  notamment en direction de la verdoyante haute vallée de la Cèze .

 

 

 
 La traversée de Saint Ambroix que ce  soit pour les automobilistes ou certains cyclistes est vue comme un goulet d'étranglement et noeud routier pour traverser la cèze en direction de l'Adèche au nord ou se rendre à Alès au sud, mais qui ose y faire escale pour découvrir ses richesses et son histoire?
   
 Voici le groupe arrivé au coeur de ville, après le ravitaillement en eau à la fontaine bien connue des cyclistes en transit nous voila prêt pour la visite avec notre guide prévilégié notre cyclotine Joelle .   
   
 
 Nous sommes sur le parvis de l'église qui se trouve en bordure de route, église de la seconde moitié du 19ème siècle.....
   
Nous découvrons la vielle ville  aux  façades de maisons cossues appartenant à d'anciens filateurs ou négoces de la soie, car lorque l'on parle de la soie les noms de villes qui reviennent à l'esprit sont Gange et Saint Hippolyte du Fort, personne n'imagine que Saint Ambroix fut une plaque tournante du commerce de la soie. Le commerce et l’industrie de la soie ont fait prospérer son économie pendant des années. Grand centre commercial depuis 1363 jusqu'a la fin de ce commerce.

 

 
   
 
 Les regards se portent sur le rocher Dugas où se trouve les origines et l'histoire de Saint Ambroix une cité historique où les Celtes et les Romains y ont laissé des traces de leur passage. Ville fortifiée au Moyen Âge,  Étonnante et mystérieuse par son rocher du Dugas, ses fouilles archéologiques, ses maisons troglodytes, les ruines de son château, sa tour Gisquet,  mais surtout son autel à sacrifice humain de l'époque celtique qui rend cette ville unique.
   
Au fil des rues, boulevard aux demeures cossues de la bourgeoisie catholique et protestante du 19ème siècle.un patrimoine allant des celtes à nos jours, en passant par des ruelles médiévales, nous montons voir les ruines du château.........
   
 
 ....Une porte monumentale s'ouvre à nous pour accéder au châteaux délimité par l'enceinte du XIIe siècle, qui est  inscrit à l'Inventaire des sites historiques du Gard depuis 1972. Les premières fouilles du site ont eu lieu en 1961-1962.
   
 L'oeil est immédiatement attiré par un énorme piton rocheux qui semble prendre la ville sous sa protection. Sur le plateau qui culmine à plus de quarante mètres de haut, domine un curieux édifice : la chapelle du Dugas.Sa construction est due à l'oeuvre de Monsieur l'abbé Salignon, curé de 1857 à 1869. A cette époque, l'emplacement de la future chapelle n'était plus qu'une terre à mûriers, le château seigneurial ayant été rasé et les fortifications démantelées sur ordre de Louis XIII en 1629.
Le but de l'abbé Salignon était de faire revivre l'ancien patronage de la Vierge Marie sous le titre de Marie Immaculée. En 1867, il racheta les ruines du Dugas et fit construire grâce à des dons une chapelle aux allures de forteresse.
 
   
 

 Le bâtiment est de style roman crénelé de toutes parts avec une grande tour et quatre tourelles. La grande tour porte au sommet une statue de la Vierge inaugurée par Monseigneur Plantier le 19 octobre 1868. L'intérieur de l'édifice est tout simple.La fête annuelle a lieu le 5 août et la messe est toujours célébrée sur le parvis le dimanche le plus proche de cette date.Cette chapelle à la Viollet le Duc sur un site médiéval peut choquer. Elle n'en demeure pas moins un monument des plus décoratifs faisant partie intégrante de notre histoire et de notre patrimoine

   
 
 
   
 
 
   
 
 Telle une sentinelle gardant l'entrée de la ville, la Tour Guisquet semble érigée là depuis des temps immémoriaux. Elle intrigue le visiteur qui pénètre pour la première fois dans Saint-Ambroix.
L'origine de sa construction n'est pas ancienne et relève plus de l'anecdote que du fait historique. Jacques Vincent Guisquet qui acheta, en 1780, la Métairie de Fabiargues au Baron Séguier. Dans ce domaine était inclus le rocher sur lequel est bâtie la tour. Son fils, Vincent Auguste Guisquet fit construire, sur le même domaine, le Château de Fabiargues actuel.Vers 1850, le fameux rocher fut l'objet d'une procédure entre les familles Guisquet et Manifacier, qui en revendiquaient toutes les deux la propriété. Le jugement rendu fut favorable à Monsieur Guisquet, qui fit construire la Tour afin de témoigner, devant la population, de sa victoire.En 1945, la commune de Saint-Ambroix, dont le Maire était Léon Soulier, acquit la Tour et le rocher à M. Bouveron pour la somme symbolique de 1 franc.En 1980, la petite construction, vieille de 120 ans ayant subi l'injure du temps, bénéficia d'une restauration importante.Aujourd'hui, la Tour Guisquet, restaurée et entretenue, continue à jouer les sentinelles pacifiques.
   
 Aujourd'hui, Saint-Ambroix joue le rôle d'un véritable pôle commercial grâce à son marché dont les origines remontent à 1363 (faveur royale du Roi Jean II le Bon). Ville très touristique durant la période estivale, elle est dotée de nombreux campings, hôtels, restaurants, gîtes, plans d'eau  
   
 
 

Tous les 13 et 14 juillet, les Saint Ambroisiens font revivre leur légende datant du moyen-âge par une fête médiévale et font voler un bœuf ! La fête a été primée en 1994 et sélectionnée comme l'une des plus belles fêtes de France en 1998. Elle est sélectionnée par le guide des fêtes viticoles de France.En résumé : Après une récolte très importante de raisins, les Saint Ambroisiens ne savaient plus quoi faire de leur vin qui commençait à moisir. Le consul (maire de l'époque) décida que l'on ferait voler un bœuf à Saint-Ambroix, le fit annoncer et organisa une grande célébration où tout le monde but à volonté... le vin s'écoula, il n'en resta pas une goutte, et le bœuf fut jeté du haut de la colline (le Ranc d'Uzège). Malheureusement et bien évidemment il s'écrasa au pied de la colline en question... mais tout le monde avait passé un bon moment et les esprits des Saint Ambroisiens avaient été apaisés et le vin écoulé... C'est la raison pour laquelle on surnomme les Saint Ambroisiens les "volo biou"... Pour la petite anecdote... Les Alésiens, qui vivaient à cette époque là une période de famine, étaient venus à la célébration et en avaient profité pour récupérer les tripes du boeuf... on les surnomme depuis les "mange tripo"

 

   
 Après un moment de détente, nous rentrerons enrichi culturellement,  cela à nos portes une multitude de sites que nous continuerons à découvrir  et faire découvrir aux nouveaux qui viennent nous rejoindre dans le groupe, chacun a son coin secret à nous faire découvir  aux détour des chemins